| Pour le petit comme le grand gibier
Au sanglier, le beagle est un chien vif, peu encombrant, qui se fait rarement accrocher et qui est très rapide.
Il tient bien le ferme. Le revers de la médaille : il est parfois dur à arrêter.
En action de chasse, le beagle est grouillant, sans être brouillon, très requérant, il se montre assez adroit dans le rapprocher. Il ne doit pas serrer derrière, ni faucher ou tricoter devant. En un mot, c'est un athlète dont la petite taille facilite des actions efficaces au fourré, car il ne rechigne pas à pénétrer au fourré et à l'épine même dans les terrains accidentés ou très pierreux, voire secs.
Son utilisation la plus académique demeure la chasse du lièvre, car c'est pour cette discipline (que les veneurs britanniques nomment d'ailleurs «beagling»), qu'il a été sélectionné. Mais grâce à ses capacités, il peut convenir pour tous les gibiers à poils, du plus grand au plus petit et peut tout aussi bien travailler seul, en paire ou composer une meute nombreuse. On s'en sert communément pour le renard dans l'ouest et en Bretagne, le chevreuil dans le sud-ouest et le sanglier (mais trop rarement) dans le sud et en montagne, car il ne rechigne pas à pénétrer au fourré et à braver l'épine. Son gabarit constitue une qualité irremplaçable vis-à-vis de cette végétation dense où les petits chiens font merveille. Doué d'un réel courage et d'un inébranlable amour de la chasse, il est très résistant. Très dynamique dans ses actions |